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La colère malgré moi !

athomas Posté dans Développement personnel / Spiritualité,Tags: , , , , , , , ,
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L'autre jour, alors que je lisais le livre de Faber et Mazlish* sur la communication parents-enfants, je me suis fait une réflexion sur le pouvoir colossal de la colère. En effet, alors que je m'évertue depuis des années à respecter les idéaux du Reiki, il m'arrive parfois de m'emporter avec une virulence qui me surprend moi-même. Or le deuxième idéal, dois-je le rappeler, nous incite à nous libérer de la colère. Je me suis alors demandé ce qui pouvait pousser une personne comme moi, pour qui la recherche de douceur et d'harmonie est un véritable choix de vie, à se transformer en une affreuse harpie lorsqu'elle perd le contrôle de la situation.

Parce qu'il s'agit de ça, en réalité : c'est généralement lorsqu'on perd le contrôle et qu'on se sent impuissant que l'on cède aux mécanismes de l'agressivité et des sentiments belliqueux. J'ai alors réalisé que pour que j'en arrive à perdre la maitrise de mes mots, il fallait qu'un certain nombre de choses se produisent.

Tout d'abord, cela m'arrive en général quand je me sens impuissante. Quand les évènements prennent une tournure qui me dépasse alors que je pensais pouvoir gérer. Quand je ne parviens plus à prendre du recul et à appliquer le premier idéal qui me conseille de lâcher prise et de ne pas me préoccuper.

Lorsque je vais plus loin, je constate que les jours de crises, sont ceux où je n'ai pas respecté mes propres limites ou bien ceux où je n'ai pas su les faire respecter. Ces limites peuvent être physiques : manque de sommeil prolongé, effort trop important, alimentation inappropriée, mais elles peuvent également être morales ou nerveuses. Accepter de garder les enfants d'une copine alors qu'on est en crise avec les siens, c'est se mettre sciemment des bâtons dans les roues !

Parfois, par peur d'être rejeté ou de ne pas être aimé, on accepte des choses qui ne nous conviennent absolument pas, et c'est souvent là qu'on dépasse nos limites. Alors on essaie de se montrer plus avenant que ce que l'on ressent dans son cœur et on joue un rôle qui finit par se retourner contre nous. Parce que forcément lorsque l'on agit sans conviction, on doit aller puiser dans ses réserves de tolérance pour assumer la situation et si les évènements prennent une tournure désagréable, on se retrouve vite à vide et impuissant. D'où l'importance de respecter le quatrième idéal qui nous encourage à être honnête avec nous même.

Et parfois, être honnête avec soi même, c'est accepter de ressentir des sentiments qui nous déplaisent et être authentique avec ceux qui nous entourent. Il est sûrement plus sage de dire à ses proches que la moutarde nous monte au nez et qu'il vaut mieux s'éloigner de nous, plutôt que de refuser de ressentir cette colère sous prétexte que l'on doit s'en libérer. Travailler à se détacher d'un sentiment pénible ne consiste certainement pas à le faire taire et c'est une erreur que j'ai longtemps commise. En fait, il faut exprimer ces sentiments et signaler aux autres comment on se sent. Il est important toutefois de bien choisir ses mots car exprimer sa fureur est une chose, s'attaquer à ses proches en est une autre. Il faut donc bien se garder d'attaquer la personnalité de l'autre et privilégier une approche qui décrira le sentiment ressenti face à telle ou telle situation.

Si c'est nécessaire, on peut aussi s'isoler un moment, histoire de faire retomber la pression. L'idéal quand c'est possible, c'est de sortir de la pièce, voire carrément de la maison et d'aller faire un tour dehors afin de s'oxygéner. En général, lorsqu'on revient, notre humeur s'est adoucie et on peut repartir sur de bonnes bases. D'autant plus que notre petite promenade est un signe évident adressé à nos proches qui comprennent ainsi que nos limites ont été dépassées !

* « Parents épanouis, Enfants épanouis » d'Adèle Faber et Elaine Mazlish – Editions Relations Plus

Parler pour que les enfants écoutent, Ecouter pour que les enfants parlent

athomas Posté dans Coup de coeur,Tags: , , , , , , , , , , , , ,
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Aujourd'hui, pour changer, je voudrais parler « éducation ». Le lien avec le Reiki ne saute pas aux yeux, je vous l'accorde, je me permets donc une petite explication.

Le Reiki est certes une technique énergétique, mais c'est aussi, et c'est très important, un outil de développement personnel. Lorsque Mikao Usui a conçu son système, il l'a doté d'une dimension spirituelle en formulant les 5 idéaux du Reiki*. Ces idéaux nous incitent à développer ce qu'il y a de meilleur en nous et nous amène à nous libérer de tout ce qui entrave notre évolution.

Une fois initiée au Reiki, j'ai décidé de mettre en pratique ces merveilleuses idées. Et bien évidemment, ce fut moins aisé que je ne l'avais imaginé. Il faut du temps pour se déprogrammer de ses mauvaises habitudes et moi, par nature, je n'avais jamais le temps.

Avec mes enfants, c'était absolument flagrant. Je voulais être une mère parfaite avec ce qu'il faut d'amour, de patience et de fermeté. Et mes petits trésors deviendraient forcément des adultes heureux, autonomes et hautement spirituels.

Puis est arrivé le temps des premiers conflits. « Mais comment ça ? Je vous aime alors pourquoi ne m'obéissez vous donc pas ? ». Je me dévouais presque comme en sacrifice à ces adorables petits êtres mais ces ingrates n'écoutaient rien. Je tentais patiemment de leur faire entendre raison, parfois ça marchait, parfois non. À mon grand dam, il m'est arrivé plus d'une fois de me transformer en un véritable dragon. « Pas très Reiki tout ça madame ! » me disais-je ; ça me valait de belles séances d'auto culpabilisation ! En effet, les deux premiers idéaux du Reiki sont très clairs, « pas de colère », « pas de préoccupation ». Et moi, à chaque conflit, je bafouais allègrement ces belles résolutions.

La solution m'est apparue assez récemment lorque j'ai découvert les livres d'Adèle Faber et Elaine Mazlish. Ces livres** donnent toute une palette de tuyaux pour amener nos enfants à coopérer. On y apprend comment les écouter vraiment, et comment mieux les comprendre. On apprend à formuler une critique qui leur donne envie de s'améliorer au lieu de vouloir se rebeller. On y trouve de véritables alternatives à la punition et quand on s'y met « ô miracle », les pitchouns se prennent en charge et les conflits se désamorcent. Bon bien-sûr, il y a toujours des conflits. Ces livres ne sont pas des grimoires remplis de formules magiques. Et une éducation reste une éducation : cela demande de la patience et de la répétition. Mais petit à petit nos enfants prennent confiance en eux, ils bâtissent une saine estime d'eux-mêmes et prennent plaisir à coopérer. Ils font les choses non pas pour obéir et se soumettre mais parce qu'ils ont compris qu'il était bon de les faire. Et que des parents joyeux et épanouis sont plus sympas à vivre que de perpétuels grognons.

La cerise sur le gâteau, c'est que ces astuces marchent avec tout le monde. Peu à peu, la communication s'améliore avec tous et en premier lieu avec son conjoint. Alors si vous aussi vous cherchez comment éviter de mettre une fessée à vos petits turbulents, si vous voulez amener vos petits rebelles à devenir plus coopératifs, précipitez vous sur ces livres et vous y trouverez des tonnes de solutions.

Elever mes enfants sans colère et sans préoccupation ! Etre honnête avec moi-même et respecter mes sentiments ! Permettre à mes filles de savoir ce qu'elles veulent et à connaître objectivement leur propre valeur ! Je me répète peut-être mais vraiment, je trouve ça très « Reiki » !

*Retrouver les idéaux du Reiki en cliquant ici : http://relaxalex.fr/a-propos-du-reiki

** « Parents épanouis, Enfants épanouis » et « Parler pour que les enfants écoutent et écouter pour que les enfants parlent » d'Adèle Faber et Elaine Mazlish – Editions Relations Plus