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Et si c’était une relation toxique ?

athomas Posté dans Développement personnel / Spiritualité,Tags: , , , , , ,
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Connaissez-vous quelqu’un que vous avez d’abord trouvé formidable avant de vous rendre compte qu’il vous rendait la vie impossible ? Vous savez : ce genre de personne qui vous culpabilise et vous fait douter de vous ! Qui vous étouffe et surveille le moindre de vos mouvements ! Ou bien qui dirige votre vie et contrôle jusqu’à votre façon de vous vêtir !!! Concrètement, il peut s’agir de la copine qui se sert de vous comme d’un faire valoir ou du patron qui critique le moindre de vos gestes. Mais la plupart du temps, on trouve ce genre de relation à un niveau beaucoup plus intime, comme dans le cas du mari jaloux, de la mère possessive ou du père tyrannique. Et dans ces exemples là, les personnes sont si proches de nous que nous n’envisageons pas de vivre sans elles.

Le problème, c’est que par peur de les blesser ou par peur de les perdre, nous n’osons pas leur dire qu’elles nous rendent malheureux. Alors on subit la relation et on finit par perdre confiance en nous et par oublier que nous avons le droit de faire nos propres choix. Sans nous en apercevoir, nous laissons l’autre prendre le contrôle sur notre vie. Et nous finissons par l’emporter partout avec nous, dans notre inconscient où il trône en permanence comme un censeur qui validerait la moindre de nos pensées et de nos actions. C’est ainsi qu’on finit par avoir des pensées très négatives à l’égard de cette personne et qu’on croule ensuite sous la culpabilité d’avoir eu ces pensées là.

Voilà ce que j’appelle une relation toxique : une relation qui nous apporte plus de tracas que de bonheur et qui finit par créer chez nous de véritables désordres émotionnels.
Pour s’en sortir, il y a, à mon avis, plusieurs critères à prendre en compte. Il y a tout d’abord, le niveau d’intimité avec la personne. Il est évident qu’il est plus facile de se détacher d’une voisine toxique que d’un mari brutal. Et quand la personne n’est pas particulièrement intime, le plus simple est parfois de couper les ponts.

Le deuxième critère c’est la motivation du « bourreau ». En effet, dans certains cas, son emprise sur sa « victime » est consciente et calculée et ce, à des fins de manipulation. Mais bien souvent le « bourreau » n’a absolument pas conscience de ce qu’il fait subir à l’autre. Il agit de la sorte en toute bonne foi et bien peu sont ceux qui ont l’occasion de réaliser à quel point ils peuvent être nuisibles à l’autre. En fait, souvent le « bourreau » agit de la sorte parce qu’il a terriblement besoin de celui qu’il oppresse et parce que sans lui et sans cette relation de domination, il ne saurait pas exister. Il tyrannise allègrement, persuadé d’être merveilleusement aimant ou parfaitement honnête et lorsque sa « victime » se rebelle, il se sent trahi, rejeté et peut alors avoir de réactions très violentes.

Dans un cas comme dans l’autre, il faut trouver la force de poser ses limites et de les faire respecter. Si la pression est intentionnelle, l’agresseur se détournera généralement de sa proie quand il constatera que sa stratégie ne fonctionne plus.

Si la pression est inconsciente, il y a alors une chance que la personne réalise que son attitude est déplacée et qu’elle change. Je me souviens d’avoir été ce genre de personne. J’avais des copines que j’adorais et je ressentais le besoin d’être importante pour chacune d’entre elles. Sans m’en rendre compte, je leur mettais une pression terrible. Un jour, poussée par une jalousie féroce, j’ai eu des mots très blessants pour deux d’entre elles. Le résultat, c’est qu’elles m’ont clairement posé leurs limites en coupant les ponts avec moi pendant quelques mois. Je me suis d’abord sentie trahie et ma rage n’avait d’égal que mon chagrin. Puis j’ai réfléchi et j’ai compris qu’effectivement, je n’étais pas une amie attentive ni pour l’une, ni pour l’autre. J’ai compris que je demandais plus que je n’offrais et qu’au final, je n’avais récolté que la juste conséquence de mes excès. Du coup, j’ai pu revenir vers elles, humblement, avec le cœur et non avec l’égo et nous sommes redevenues des amies, bien conscientes de nos besoins et de nos limites. Et entre nous, je leur suis extrêmement reconnaissante à présent car grâce à elles, j’ai pu prendre conscience et corriger un de mes plus gros travers.

Evidemment, ça ne se passe pas toujours aussi aisément et il faut parfois des trésors de ténacité pour faire respecter ses limites. Car l’autre n’a pas forcément envie de les accepter, que ce soit consciemment ou pas. Mais il est important de ne pas lâcher et de préserver son espace vital. Si les limites sont posées avec fermeté mais présentées avec amour, c’est à dire à l’aide de techniques de communication non violente, l’autre finit souvent par comprendre et par changer son attitude même si cela prend parfois beaucoup de temps.

Toutefois, ce serait mentir que de dire que ça marche à tous les coups et il arrive parfois que l’on se trouve contraint de cesser toute relation avec la personne en question. C’est bien triste et ça peut être très douloureux sur le moment. Mais pour l’avoir personnellement expérimenté avec une amie qui m’a fait vivre l’enfer pendant plusieurs mois, je recommande cette solution car au final, je me suis réellement libérée. Aujourd’hui, je me suis parfaitement remise de ces mois de harcèlement et je ne souffre aucunement de ne plus avoir cette personne dans mon entourage.

La colère malgré moi !

athomas Posté dans Développement personnel / Spiritualité,Tags: , , , , , , , ,
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L'autre jour, alors que je lisais le livre de Faber et Mazlish* sur la communication parents-enfants, je me suis fait une réflexion sur le pouvoir colossal de la colère. En effet, alors que je m'évertue depuis des années à respecter les idéaux du Reiki, il m'arrive parfois de m'emporter avec une virulence qui me surprend moi-même. Or le deuxième idéal, dois-je le rappeler, nous incite à nous libérer de la colère. Je me suis alors demandé ce qui pouvait pousser une personne comme moi, pour qui la recherche de douceur et d'harmonie est un véritable choix de vie, à se transformer en une affreuse harpie lorsqu'elle perd le contrôle de la situation.

Parce qu'il s'agit de ça, en réalité : c'est généralement lorsqu'on perd le contrôle et qu'on se sent impuissant que l'on cède aux mécanismes de l'agressivité et des sentiments belliqueux. J'ai alors réalisé que pour que j'en arrive à perdre la maitrise de mes mots, il fallait qu'un certain nombre de choses se produisent.

Tout d'abord, cela m'arrive en général quand je me sens impuissante. Quand les évènements prennent une tournure qui me dépasse alors que je pensais pouvoir gérer. Quand je ne parviens plus à prendre du recul et à appliquer le premier idéal qui me conseille de lâcher prise et de ne pas me préoccuper.

Lorsque je vais plus loin, je constate que les jours de crises, sont ceux où je n'ai pas respecté mes propres limites ou bien ceux où je n'ai pas su les faire respecter. Ces limites peuvent être physiques : manque de sommeil prolongé, effort trop important, alimentation inappropriée, mais elles peuvent également être morales ou nerveuses. Accepter de garder les enfants d'une copine alors qu'on est en crise avec les siens, c'est se mettre sciemment des bâtons dans les roues !

Parfois, par peur d'être rejeté ou de ne pas être aimé, on accepte des choses qui ne nous conviennent absolument pas, et c'est souvent là qu'on dépasse nos limites. Alors on essaie de se montrer plus avenant que ce que l'on ressent dans son cœur et on joue un rôle qui finit par se retourner contre nous. Parce que forcément lorsque l'on agit sans conviction, on doit aller puiser dans ses réserves de tolérance pour assumer la situation et si les évènements prennent une tournure désagréable, on se retrouve vite à vide et impuissant. D'où l'importance de respecter le quatrième idéal qui nous encourage à être honnête avec nous même.

Et parfois, être honnête avec soi même, c'est accepter de ressentir des sentiments qui nous déplaisent et être authentique avec ceux qui nous entourent. Il est sûrement plus sage de dire à ses proches que la moutarde nous monte au nez et qu'il vaut mieux s'éloigner de nous, plutôt que de refuser de ressentir cette colère sous prétexte que l'on doit s'en libérer. Travailler à se détacher d'un sentiment pénible ne consiste certainement pas à le faire taire et c'est une erreur que j'ai longtemps commise. En fait, il faut exprimer ces sentiments et signaler aux autres comment on se sent. Il est important toutefois de bien choisir ses mots car exprimer sa fureur est une chose, s'attaquer à ses proches en est une autre. Il faut donc bien se garder d'attaquer la personnalité de l'autre et privilégier une approche qui décrira le sentiment ressenti face à telle ou telle situation.

Si c'est nécessaire, on peut aussi s'isoler un moment, histoire de faire retomber la pression. L'idéal quand c'est possible, c'est de sortir de la pièce, voire carrément de la maison et d'aller faire un tour dehors afin de s'oxygéner. En général, lorsqu'on revient, notre humeur s'est adoucie et on peut repartir sur de bonnes bases. D'autant plus que notre petite promenade est un signe évident adressé à nos proches qui comprennent ainsi que nos limites ont été dépassées !

* « Parents épanouis, Enfants épanouis » d'Adèle Faber et Elaine Mazlish – Editions Relations Plus

Autrefois j'étais une wineuse…

athomas Posté dans Mon histoire,Tags: , , , , , , , ,
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Autrefois j'étais une « wineuse », une de ces filles qui font des études et qui se jurent qu'un jour elles feront mieux que Papa ! Je voulais réussir et prouver à tous qu'une fille ça peut faire des trucs très forts au royaume des garçons. J'étais programmée pour devenir une financière de haut vol et au début, ça en prenait sérieusement le chemin. Et puis…

…je suis tombée amoureuse ! J'ai alors compris qu'une vie de voyages professionnels, aussi palpitants soient-ils, ne valait pas une vie d'amour partagé. Que les moments passés à deux, à se regarder dans les yeux, avaient pour moi plus de valeur que n'importe quelle carrière à voyager en classe affaire.

Quand ensuite je suis devenue mère, j'ai perdu le contrôle de mes horaires ! Toujours pressée, toujours débordée, je ne savais plus où donner de la tête. Ce petit ange qui avait débarqué dans ma vie était devenu ma vie toute entière. Comment imaginer le laisser pour retourner travailler ?

Alors que je me posais ces questions existentielles, mon employeur a eu la bonne idée de mettre la clé sous la porte. Je me suis retrouvée au chômage et me suis mise à cogiter sérieusement. Les chiffres, les sous, tout cela ne me faisait plus rêver. Ce que je voulais, c'était de l'humain, du relationnel !

Je commençais sérieusement à revoir mes projets de carrière quand je suis tombée malade. Une vilaine maladie appelée spondylarthrite, s'attaquait à mes articulations, provoquant au passage de terribles douleurs et une fatigue intense. Après de nombreuses années de recherches et plusieurs médecins, passés complètement à côté du sujet, j'ai rencontré une formidable rhumatologue qui a enfin mis des mots sur mes maux ! Je me suis alors retrouvée submergée de médicaments, fatiguée, déprimée et en dépit de tous mes traitements, envahie par la souffrance.

C'est à ce moment-là que ma vie a basculé ! J'ai fait une rencontre salutaire suivie d'une bonne remise en question. Un changement d'état d'esprit plus tard, je me faisais initier au Reiki ! Mais pas de panique, je vous raconte bientôt la suite !